Alerte sur la médecine de prévention

Les organisations syndicales ont été régulièrement alertées par des tentatives de mise au pas de la médecine de prévention par les services du SAAM qui adresse des reproches déplacés aux médecins qui exercent de manière indépendante, conformément à leur déontologie et éthique professionnelle. Il leur est notamment reproché d’avoir incité des agents à déclarer en accident du travail des arrêts liés à de la maltraitance professionnelle. Pour la CGT, ces pressions sont inacceptables et notre organisation a alerté à plusieurs reprises l’administration sur la nécessité de garantir l’indépendance de l’exercice des médecins. Pour la CGT, les médecins ne doivent plus dépendre du bureau SAAM A1 mais être directement rattachés auprès de la secrétaire générale.

Début mars, les organisations syndicales ont été alertées par l’une des médecins au moment du renouvellement de son contrat. Alors qu’elle avait eu un CDD de 3 ans avec l’administration de 2016 à 2019, il ne lui était plus proposé qu’un CDD d’une année et la rédaction de ce contrat ne permettait plus de garantir son indépendance, le contrat ajoutait même la mention des sanctions qu’elle encourait en cas de défaillance professionnelle, alors que le précédent n’y faisait aucunement mention. Les médecins du travail sont des travailleurs protégés, il en va de même pour les médecins de prévention dans la fonction publique. Le non-renouvellement du contrat d’un médecin doit nécessairement être soumis pour avis au CHSCT. L’administration avait été plus retorse en proposant un contrat inacceptable à la médecin, la poussant à refuser volontairement de poursuivre sa collaboration avec notre ministère.

Les organisations syndicales sont intervenues soit de leur côté, soit en intersyndicale pour protester vivement contre ce contrat. La médecin a saisi de son côté la secrétaire générale et le chef de service du SAAM. Son contrat a finalement été re-rédigé et sera bien renouvelé pour 3 années.

Vous trouverez ci-dessous et en lien le courrier adressé par la CGT, le SGEN-CFDT et FO