Pétition intersyndicale CGT-FO contre le gel des primes à l’administration centrale

A la suite de l’envoi des notifications des primes 2017, il apparaît que toutes les craintes concernant une dérive vers le gel des primes à l’administration centrale se trouvent confirmées. Ce nouveau système se traduit par la fin des augmentations automatiques annuelles de l’attribution de base (IFSE). Seule l’évolution du CIA maintient une légère augmentation annuelle, mais qui a, en moyenne, diminué de moitié par rapport à ce qui prévalait avant l’instauration du RIFSEEP. Nous y avons tous très lourdement perdu.

Dans le même temps, on poursuit le blocage du point d’indice, on augmente le taux de la CSG de 1,7 % avec une compensation sans lendemain prévu au-delà de 2019, on veut ponctionner le salaire des malades à travers le jour de carence, et tout cela alors qu’augmentent le prix des produits de base comme le gaz dont la hausse vient d’être portée à près de 7 %.  C’est inacceptable !

Nous vous invitons à signer une pétition dénonçant la situation des primes au sein de notre administration centrale que vous trouverez en pièce jointe. Nous demandons notamment :

  • La régularisation de toutes les situations aberrantes qui pénalisent lourdement toute une série de collègues ;
  • Un rebasage général des IFSE prenant en compte 50 % au moins du CIA 2017 et le montant des pertes subies du fait de la réduction du taux moyen des augmentations de primes l’année dernière ;
  • Le rétablissement du principe d’augmentation automatique annuel des primes avec, à tout le moins, le report de 50 % du CIA sur les primes mensuelles de l’année suivante ;
  • Un réel rattrapage des pertes subies par les collègues de catégorie C ;
  • Un véritable alignement des primes des ITRF sur celles de leurs collègues de la filière administrative et une véritable garantie que ne sera pas perdu le bénéfice des primes informatiques fondues par le RIFSEEP dans la prime de base ;
  • Une réelle transparence dans la répartition des primes ;
  • La publication des moyennes d’attribution des primes par direction ;
  • L’abandon du classement des agents dans des groupes qui mettent en cause l’appartenance à leur grade, et, notamment, du classement pendant 4 ans des nouveaux attachés dans un quatrième grade qui n’a pas d’équivalent dans les autres corps