Et ma prime, tu l’aimes ma prime ?

Vous venez de recevoir votre notification de primes 2017. Inutile de chercher à calculer votre augmentation entre 2016 et 2017 ou d’imaginer une augmentation 2018. Il n’y en aura pas. La mise en place du RIFSEEP a servi de prétexte pour geler nos primes , comme nous l’avons déjà dénoncé… La seule nouveauté de la notification de décembre est le montant du CIA qu’on appelle parfois encore « bonus de fin d’année ». Mais le CIA reste une prime dont le montant n’est absolument pas garanti d’une année sur l’autre, attribuée « à la tête du client » ou presque ! C’est surtout un instrument de mise en concurrence entre collègues, d’entretien de l’opacité sur le montant des primes, générateur d’énormément de frustrations.

La CGT a toujours dénoncé la part trop importante des primes dans le revenu des agents. Nous revendiquons leur intégration à terme dans les salaires sous forme de points d’indice négociés collectivement.

A court terme, nous revendiquons :

  •           La transparence et la mise en place de critères objectifs dans l’attribution des primes
  •           Le rétablissement d’un mécanisme de revalorisation annuel des primes mensuelles (IFSE)
  •           Un mécanisme d’attribution automatique forfaitaire du CIA (15% de l’IFSE par exemple)
  •           Le déplafonnement des primes, hors encadrement supérieur et notamment en catégorie B et C
  •           La mise en place de planchers indemnitaires : 10000€ annuels minimum pour tous les agents
  •           La mise en place de plafonds indemnitaires : une échelle de 1 à 4 serait déjà une façon de corriger les inégalités et de mettre fin aux attributions extravagantes de l’encadrement supérieur !

Retrouvez en lien ou ci-dessous notre tract sur les primes. Cette fois, nous avons choisi d’illustrer les primes avec le film au nom évocateur « Le mépris » de Jean-Luc Godart et la phrase d’ouverture mythique de Brigitte Bardot : « Et ma prime, tu l’aimes ma prime ? »